L’Etat dispose de ressources inépuisables.

24 Juin 2009

Bien entendu, c’est loin d’être vrai. L’Etat, c’est-à-dire nous, les citoyens sommes endettés comme jamais ! Petit rappel des chiffres : la dette publique est actuellement (en 2008) de 1327 milliards d’euros, soit une augmentation de 118 milliards de plus en seulement une année. Le chiffre par habitant devient tout simplement ahurissant : 47400 euros par actif, largement plus que le revenu disponible par tête ! Les intérêts de la dette qui occupe, rappelons le, le 2° poste des dépenses du budget frôlent la barre des 55 milliards par an !

Tous ces chiffres fournis par la Cour des Comptes ne cessent de révéler année après année le déficit croissant qui nous entraîne vers une faillite de l’Etat si rien n’est fait pour ralentir et inverser la courbe des dépenses.
Et l’on sait qui en paiera le prix fort lorsque la situation deviendra ingérable. Quelles seront les 1° coupes budgétaires ? On verra, c’est déjà le cas, une chute drastique des dépenses sociales, l’éducation sera bradée, on incitera certainement comme c’est déjà le cas au Royaume-Uni à financer des établissements privés qui ne feront d’accroître les disparités et les inégalités face au savoir.

Pourquoi ne prend-t-on plus au sérieux les rapports de la Cour des Comptes, et les déclarations de son 1° Président, Phillipe Séguin ? Pourquoi rien n’est fait pour doter cette institution, chargée de vérifier les comptes de notre pays, d’un véritable pouvoir de coercition ?
Aujourd’hui, pour ma part je suis convaincu que c’est nécessaire, on a l’impression que nos hommes, et femmes politiques ne souhaitent rien changer ! On tente à tout prix d’éviter le sujet du train de vie de l’Etat, largement plus fastueux que n’importe ou en Europe et pendant ce temps qui sait vraiment combien coûte un ministre ? Un secrétaire d’Etat ? Il n’y a aucune transparence des comptes publics ! Comment se rendre compte alors de l’énormité de la dette publique que tout un chacun aura à régler.

Il en va de la crédibilité financière de la France qui ne peut pas comme beaucoup semblent le croire, ou le faire croire, emprunter juste à la fin des temps.

La crise financière nous détourne de cette question, et pourtant un Etat endetté ne peut que limiter son champ d’action et ne peut se permettre des dépenses qui pourront relancer sereinement l’économie. La crise ne fait qu’empirer la situation en autorisant l’Etat à jeter l’argent par les fenêtres, un peu partout, pour satisfaire tous les corporatismes présents, attaquons-nous aux vrais problèmes, cherchons où l’on peut éviter des dépenses, inutiles, farfelues.

Pourquoi ne pas supprimer le Sénat qui fait partie d’un autre temps, comment un sénateur peut-il justifier un salaire de 7000 euros (plus diverses subventions…) par mois alors qu’il n’a aucun véritable pouvoir sinon celui d’être une véritable maison de retraite pour nos politiques ?lien :http://www.linternaute.com/actualite/dossier/05/salaires-politiques/salaires.shtml

Pourquoi le cumul des mandats, et donc des salaires n’est-il pas prohibé ? Comment peut-on servir convenablement les citoyens si l’on est à la fois député-maire ministre ?
Comment se fait-il qu’il y est encore autant de niches fiscales qui ne privilégient que les plus hauts revenus ?
Au lieu de faire payer les pots cassés aux plus démunis attaquons-nous aux privilèges de cette nouvelle aristocratie républicaine qui se croit investit d’une mission divine et se croit permis les plus folles dépenses. Il me semble qu’il est l’heure de réfléchir sérieusement aux solutions à apporter pour réduire notre endettement à des niveaux, disons, plus supportables et exigeons des coupes budgétaires justes !

Pensez, parlez et agissez comme Kim Il Sung et Kim Jong Il

17 Juin 2009

La République populaire et démocratique de Corée est l’Etat le plus fermé au monde. La Corée du Nord vit tellement repliée sur elle-même qu’essayer de décrire la réalité quotidienne est de l’ordre du fantasme.

Cet Etat à la particularité d’être le seul de l’ancien monde communiste a avoir massacré, déporté, torturé des communistes avant de passer à l’étape suivante : l’élimination des ennemis intérieurs, et extérieurs hostiles au socialisme d’Etat.
Nation voyou par excellence, les dirigeants nord-coréens n’ont pas hésité au fil des années à héberger divers groupes terroristes, de l’armée rouge japonaise aux fedayins palestiniens, tout en ayant aucun scrupule à faire exploser un avion de la Korean Air Line, pour montrer au reste du monde que Séoul n’était pas capable d’assurer la sécurité lors des JO de 1988, il est vrai que le régime nord-coréen est en guerre perpétuelle contre l’ensemble du monde capitaliste.

Le gouvernement a pratiqué de nombreuses purges et malgré l’effondrement du bloc communiste continue ses sombres besognes aujourd’hui. Les premières victimes sont des responsables du Parti à qui on impute les problèmes d’approvisionnements et structurels dont est victime le pays. Souvenons-nous que le Parti, et donc son Chef suprême, Kim Il Sung ont toujours raison.
Selon le code pénal nord-coréen, il y a pas moins de 47 crimes sanctionnés par la peine capitale : crimes contre la souveraineté de l’Etat, contre l’administration de l’Etat, contre la propriété de l’Etat, contre les personnes, contre les biens de citoyens, crimes militaires… Rien qu’en 2 ans (1958-1960) près de 9000 personnes auraient été exclues du Parti et assassinées.
Il est courant qu’on soit exécuté pour prostitution, trahison ou sédition, le peuple est alors incité à participer (insultes, jets de pierres…), l’Afghanistan des talibans possède les mêmes compétences. Juges et avocats sont aux ordres de la doctrine marxiste-léniniste et non de la loi.

L’aspect le plus terrifiant de la réalité du régime nord-coréen réside sans doute à l’intérieur de ses divers camps et prisons d’Etat.
On y travaille généralement de 5h30 à minuit, auxquelles il faut ajouter 2 heures de rééducation politique quotidienne. La majorité des biens industriels fabriqués en Corée du Nord doit l’être par des détenus. Relations sexuelles interdites, enfants nés en prison obligatoirement étouffés, ou égorgés. Les gardiens n’hésitent pas à utiliser la faim pour venir à bout de la résistance des prisonniers et les maladies sont monnaie courante. Tout est bien sûr, organisé et ainsi on distingue plusieurs camps : « les postes de secours » pour les délits mineurs (crimes non politiques…). Les « centres de régénération » sont destinés aux personnes asociales, oisives et paresseuses, l’enfermement ne nécessite aucune accusation. Viennent ensuite les camps de travaux forcés, les « zones de déportations » et pour finir les « zones de dictature spéciale », véritables camps de concentration de l’ère moderne, qui sont divisés en 2 secteurs : « quartier de révolutionnarisation » et quartier de haute sécurité. Enfermés dans le 2° quartier les détenus n’ont aucune chance de revoir du pays.

Les rares transfuges en font une description, et pas des moindres : barbelés élevés, bergers allemands, gardes armés, champs de mines, nourriture totalement insuffisante, isolement complet, les détenus creusent des canaux d’irrigation et coupent du bois. Les prisonniers capturent et mangent grenouilles, rats et vers de terre. L’horreur du III° Reich est toujours d’actualité. D’autant que les gardiens n’hésitent pas pour utiliser leurs prisonniers pour des travaux « spéciaux » comme le creusement de tunnels. Il existe même un quota de prisonniers à ramasser chaque mois pour en faire des cibles vivantes pour l’entraînement des soldats, certains testent la résistance des détenus en les privant de nourriture, les expériences du Dr Mengele ne sont pas loin. On brûle les corps pour en faire de la graisse, les exécutions ne sont plus publiques : le nombre de morts est tel que les détenus en sont devenus indifférents.
La particularité des camps nord-coréens réside dans le caractère de la responsabilité familiale : quand un détenu est enfermé, c’est toute la famille sur 3 générations qui l’accompagne en enfer.

Si les camps sont un microcosme de l’horreur du régime, la population n’a guère plus de libertés. Le contrôle est total, peut-être même le plus abouti au monde. On ne vit pas en fonction de la Constitution mais d’un précepte : « Pensez, parlez et agissez comme Kim Il Sung et Kim Jong Il ». Le pays est quadrillé par de nombreuses organisations de sécurité d’Etat, tout citoyen est convié à faire son autocritique une fois par semaine tout en n’oubliant pas de faire au moins 2 reproches à ceux que l’on connaît. Les cadres du parti sont certes privilégiés, mais eux aussi sont fortement surveillés, cassettes vidéos, livres…sont épluchés sont couverts de « réparations ».

Évidemment le gouvernement fait tout pour briser et anéantir toute opposition idéologique, on peut y voir un génocide intellectuel sans commune mesure à notre époque. La propagande officielle se fait via deux axes : le socialisme et l’Etat offre la plus belle des vies à ses citoyens. Le deuxième volet se construit sur la personne de Kim Jong Il qui est en osmose constante avec le ciel et la terre, il n’est pas rare que les nuages s’écartent sur son passage pour lui permettre d’observer les positions ennemies… C’est digne d’une mauvaise série B.
Contrairement aux desseins originels du communisme, la société nord-coréenne est hiérarchisée, et d’une manière qui se rapproche plus du nazisme que du socialisme. « La race des nains doit disparaître » dixit Kim Jong Il. Les handicapés, physiques et mentaux, sont isolés en banlieue et fortement discriminés. Chacun est classé en fonction de son origine sociale mais aussi de son passé familial (famille venant de Corée du Sud…) Un ancien diplomate nord-coréen dira : « La Corée du Nord connaît un système plus rigide que celui des castes ». Ainsi la société est divisée en 3 classes, absurdité suprême pour un régime qui se dit communiste ! : Classe « centrale », « indécise » et « hostile » (la dernière compterait dans ses rangs 25% de la population).

Vis-à-vis de l’extérieur, le régime nord-coréen adopte une position de méfiance extrême, ce n’est pas un secret. Pourtant il n’hésite pas à prendre en otage des étrangers pour recevoir diverses denrées nécessaires à la survie du régime, et non pas de sa population civile. Alors combien vaut une femme japonaise en sacs de riz ? La marine nord-coréenne n’hésite pas à arraisonner des pêcheurs sud-coréens (près de 400 manquent à l’appel selon la Corée du Sud). Des diplomates sont enlevés partout dans le monde, ainsi que des religieux, tous quasiment sud-coréens.

La Corée du Nord vit aujourd’hui sous la coupe d’un gouvernement qui s’apparente à une mafia organisée en Etat. N’hésitant pas à laisser les nord-coréens mourir de faim année après année. Les pontes du régime sont des criminels par excellence impliqués dans des divers trafics plus horribles les uns que les autres et pour qui la vie humaine n’a pas plus d’importance qu’un insecte qu’on écrase sans pitié. Insensible aux condamnations internationales ainsi qu’aux sanctions de l’ONU, le régime nord-coréen est une insulte à la dignité humaine et doit disparaître. Malheureusement pour ses habitants, le nord de la péninsule n’a aucune importance économique ou stratégique pour les grandes puissances de ce monde, et quand on connaît la folie de ses dirigeants, désormais possesseurs de l’arme nucléaire, une intervention internationale est loin d’être à l’ordre du jour.

Sources : Le livre noir du communisme.

Eh bien, ça ne me fend pas le coeur de vous dire ça.

8 Avril 2009

Bon commençons, à l’UPMF à Grenoble, c’est le bordel, un bordel monstre, de l’anarchie à l’état pur. On sait jamais si on a cours ou pas, à dire vrai je m’en branle comme de ma 1° chemise et je cherche même pas à m’informer tellement la chose en est devenue risible. Non mais sans déconner, c’est ça l’Université en France ?

Ma boîte mail universitaire (consultée généralement vers la saint glinglin) est remplie de saloperies gauchisante qui nuisent fortement au cerveau. Cette pure merde saupoudrée d’une goutte d’anarcho-bobo me fait vomir. Putain de pensée unique à la sauce gauchos !
Pour en revenir à mes mails pourrissants, j’ai droit à « L’Université Autrement », ou l’on doit très certainement nous apprendre l’amour du prochain prolo qu’on croisera dans la rue. Non mais sans déconner ? C’est pas du lavage de cerveau combiné à un bel enculage profond ça ?
Moi sur le campus, je suis sur une autre planète, dans une autre dimension, les autres font taches au tableau, moi je suis dans ma petite bulle hermétique et je les maudit, pour leur propre bien.

La fac c’est pas pour moi, j’ai eu le temps de m’en rendre compte à force de traîner avec l’autre bougne et le rital. L’Université française c’est du bidon, je lui souhaite tout le malheur du monde et de disparaître le plus vite possible. Après tout la triche fait partie intégrante de cette bouse tentaculaire qui s’étend sournoisement comme le font depuis des siècles les Juifs dans la banque (Si t’es choqué barre toi).
Non mais sérieusement c’est tellement plus simple quand on peut se permettre de « connaître » les réponses à l’avance, se démerder pour rattraper des cours, de bien s’entendre avec tel ou tel prof, assistant… La fac c’est du pipeau, c’est certainement pas les meilleurs qui réussissent (t’emballe pas du con je parlais pas pour moi), mais seulement ceux qui sont les plus sournois, les plus appréciés, tout est apparence ! Comme dans la vraie vie, quel magnifique apprentissage nous pouvons tous en tirer !

Alors pas la peine de me ressortir le refrain « l’Université c’est une opportunité magnifique pour vous, un lieu dédié à l’apprentissage… » My ass ouais ! C’est un lieu gorgé de lécheurs de culs de premier ordre qui une fois passés la porte de la classe se transforment en radicaux, communards, anarchistes et autres saloperies en tout genre et veulent la Révolution !
La vraie Révolution s’est qu’ils se fassent oublier ou exiler pour pas dire plus. Je me demande même si certains prennent pas leur pied uniquement en levant leurs poings et en beuglant comme des bêtes dans un microphone pour avoir leurs 15 minutes de gloire. Pathétique. Comme je mourrais d’envie de l’écrire sur votre putain de « mur d’expression libre » de mes burnes l’autre jour : VOUS FINIREZ TOUS CADRES SUP’ CHEZ TOTAL BANDE DE DEUX-MILLE HUITARDS DE MERDE !

On peut presque regretter les fusillades à l’américaine ça éliminerait efficacement le surplus dans les stocks.
Et toutes ces conférences, débats et autres inutilités auxquelles on se doit d’assister pour s’enrichir ! Non mais sans rire ? Les trois quarts n’y comprendront jamais rien parce qu’ils sont simplement cons et l’autre quart s’en servira pour déverser son savoir miteux et se répandre aussi vite qu’une épidémie d’Ébola. À en vomir ses tripes après avoir torché un litre de Vodka pour éviter de finir en taule pour meurtre (légitime cela va de soi, mais bon l’honorable juge à fait l’Université…).

L’université ne mérite plus sa majuscule et devrait crouler sous les bombes fissa ! Y’a pas que les barbus qui méritent de s’en prendre plein la gueule moi je dis ça je vous dis rien.

Allez-y, insultez-moi!

The World is…Facebook.

31 Mars 2009

Facebook, oh mon beau profil dit moi que je suis apprécié! Allez personne n’a le droit de me dire qu’il n’y pense pas au fond de lui! J’en fais partie moi-même de ces gens vaniteux qui croient qu’ils forment un réseau solide et tellement fiable. Ça c’est l’internaute moyen, un type comme vous et moi.

Mais, dans les hautes sphères du social network, on atteint un autre niveau, certains mettent la barre vraiment trop haut pour le commun des mortels. Y’en a-t-il qui vivent uniquement sur Facebook? Avec le QI de certains, j’en mettrais ma main au feu.
Allons qui n’a pas rit en voyant de telles conneries sur tel ou tel profil d’un mec on-line? Combien dites-vous? 500 amis? Ben celui-là une chose est sûre il est très populaire, ça doit être une personne très intéressante, cultivée, ouverte d’esprit, marrante non? J’en suis persuadé!  À quand le premier Championnat inter profil parrainé par BetClic et Meetic ?
Facebook est l’endroit rêvé pour faire de ces magnifiques et réjouissantes “nouvelles rencontres” que l’on souhaite tous! Parce qu’on en a jamais assez des amis après tout! On se lasse vite, tiens ton pote te fait la gueule? Pas de problème tu as à ta disposition des millions d’internautes qui ne demandent qu’à être tes amis pour la vie! Fonce!

Facebook est un concept merveilleux, non il n’y a aucune ironie dans mon propos. Qu’on puisse retrouver d’anciens camarades c’est chouette! Mais Facebook a été victime de son succès, de l’engouement médiatique qui va avec et de la cupidité de Microsoft et consorts.
Aujourd’hui Facebook c’est quoi? C’est un Royaume, celui du vide, c’est une coquille vide, c’est simplement le superficiel mis en format HTML.

C’est marrant parce qu’en fait « Fessebook » est devenu une boîte mail remplis de spams, avec une obligation malsaine de s’y connecter pour vider la corbeille. Ce réseau social restera dans l’histoire comme la copie conforme d’un Internet miniature : de la prostitution plein les yeux.
Facebook répond à tous nos besoins : tu te sens seul ? Clique sur la jolie blonde qui t’attend. Tu veux partir en voyage ? Approche le curseur de la plage de sable blanc. Bienvenue dans le plus grand centre commercial de la planète ! On ne quitte pas Facebook, c’est pour la vie, on y est si bien après tout ☺
Et le meilleur dans tout ça : Facebook et ses merveilleux partenaires sont à notre écoute, et oui ils font tout ce qu’ils peuvent pour cibler nos précieux besoins, tellement pratique et sûrement pas malsain, il ni a aucune inquiétude à avoir.

Quand je pense que nous sommes tous des voyeurs affamés, en manque de profils, d’amis, de rencontres…Aller faisons un effort collectif et sortons un peu plus qu’à l’accoutumée.
À vos marques, prêts, partez ! C’est une course effrénée pour empocher le trophée  du plus grand…Bah la je coince, du plus grand quoi ?
Mais s’il vous plait continuez à créer des groupes, à vous rassembler en une incroyable communauté, à inventer des applications encore plus géniales et surprenantes, c’est tellement beau de voir la créativité qu’on est prêt à déployer pour plaire.

PS : Je sais je n’ai en aucune façon le droit de dire de telles âneries puisque je suis inscrit sur cette merde et que je n’arrive pas à décrocher, qu’attends le gouvernement pour créer de nouveaux centres de désintoxication ?

Billy the Kid

31 Mars 2009

C’est l’histoire d’un mec, un gars plutôt jeune, un type ordinaire, pas important, ni minable. Cependant autour de la table, alors que les invités s’empressaient d’engloutir les excellentes victuailles présentes ce soir-là, ce p’ti gars plus tout jeune, assis en bout de table, la partie réservée au patriarche tout de même, une scène quasiment théâtrale venait à peine de commencer.

En fait, ce gars-là vient aujourd’hui, après tant de ces mêmes repas, fatigants, et totalement inutiles, de remarquer qu’il est assis sur la chaise de la mort, de l’inexistence perverse dont il est l’objet, et ce depuis de nombreuses années.
Mais aujourd’hui une chose s’est passée: une chose qui l’espace de quelques minutes avait un accent profond de fantastique avec une sublime touche de mélodrame digne des plus grandes séries B. La vue d’ensemble fût saisissante, inouïe et incroyable. Ce gars flottait littéralement dans les airs, l’esprit avait subitement quitté son enveloppe charnelle pour quelques misérables secondes et tout devint possible, alors que le silence de sa lourde étreinte l’avait complètement isolé du reste du groupe.
Pauvre Billy il ne lui restait plus qu’à s’assoir avec les chiens et à partager leur repas frugal. A ce moment-là tout basculait puisque ce pauvre homme n’avait point d’existence véritable pour ces yeux remplis de joie, d’admiration, de rejet, d’incompréhension malfaisante et de haine farfelue et digne de l’âge de pierre pour les Deux Merveilles du soir, de la semaine, du mois, de l’année, de 6 années.

Pauvre Billy qui n’avait rien d’autre à éprouver que pitié et condescendance mal placée pour ces Autres, si proches et pourtant déjà si difficile à suivre sur la voie de la vertu, de l’ambition honnête et justifiée et tout ceci dans une atmosphère emplie de sagesse. Tout ce petit monde n’avait qu’un seul leitmotiv: le travail c’est la vie ou rien de plus que la meilleure façon de montrer sa force au sein de notre microcosme sociétaire.
Insignifiant Billy, qui n’arrive à rien, qui ne croit plus en rien et qui se montre un jour adulte et le jour d’après idiot du village, et qui n’a droit à pas moins d’égard qu’un imbécile doté d’une vanité sans égale.

Billy n’appartenait plus à cette tribu qui sentait la ruine à des kilomètres et qui avait depuis fort longtemps opté pour la destruction mutuelle assistée avec pour fond sonore une hypocrisie digne de nos classes politiques. Une autre tribu l’attendait, il en était persuadé, qu’au loin, quelqu’un le comprendrait et l’écouterait avec autant d’attention que si il en allait de sa propre vie. Un lien inconscient ressemblant à une forme aïgue de téléphatie se formerait, il le savait.
Ignoble Billy qui n’éprouvait plus le moindre sentiment de compassion, d’amour, d’emphatie pour tous ces gens tels qu’ils soient au fond d’eux-mêmes. C’était un monstre, un gouffre financier, une plaie virulante et il fallait au plus vite y remédier. Malheureusement le formatage n’existe qu’en informatique.

L’incompréhension est, en l’espace de quelques années devenue maîtresse des lieux et ce pour l’éternité. Pour Billy revenir est un calvaire, devenu une simple forme de politesse pour des créanciers eux-mêmes exposé par la crise que nous traversons tous.
Mais tout le monde veut bien faire et c’est déjà quelque chose non? Chacun souhaite malgré tout que tout un chacun trouve sa voie et ne passe pas le reste de sa misérable vie à ne rien faire. L’argent, une obscession de cet ingrat de Billy, non pas qu’il en veuille toujours plus, bien au contraire, mais ce foutu pognon nous perdrait tous, il était impossible de s’envoler, ailleurs, souffler, oublier, profiter des vraies merveilles de la vie et de la nature sans avoir bourré son porte-monnaie de nos précieux Euros. Et oui Billy rêvait d’espaces inconnus, d’expériences nouvelles, d’opportunités simples mais incroyables. Billy avait compris maintenant, les utopies milliardaires n’étaient rien d’autre qu’une chimère doublée d’une perte de temps horrible à supporter.

Ce soir notre homme restait incompris, mais au moins en savait-il déjà plus sur lui-même: analyser toute situation qui se retrouve en face de nos précieux yeux se révèle plus que bénéfique: une vocation tant souhaitée par tout un peuple venait-elle de naître?

Billy qui ne présentait pas bonne mine après avoir passé plusieurs Lunes dans différents paradis artificiels restait fermement convaincu qu’il avait encore le temps de réfléchir à tout ça et que la plongée vers la médication devenait de plus en plus attirante. Il faut de la volonté pour ne pas tomber, ça c’est une chose que ce chien de Billy n’était pas disposé à leur donner.

Oh mais qu’est ce que c’est? Un écho? Quelle est cette douce et enivrante voie qui me chuchote à l’oreille?: “Je suis fou, enfermez moi, non ne m’aidez pas bande d’*******.”

Funkytown.

31 Mars 2009

L’heure du Beaujolais Nouveau est arrivée ! 16h30 il est temps de prendre son courage à deux mains et de s’extirper du lit, la nuit a été longue et le sommeil profond. Un petit cachet d’aspirine avalé et déjà on peut émerger sereinement.

Miroir oh mon beau miroir dit moi que je peux encore sortir ce soir ! Hum…Moment clair, l’eau du robinet s’écoule et fait office d’injection d’adrénaline. 15 minutes plus tard, une douche et des dents propres il est l’heure. On ferme à clé, chouette l’ascenseur est déjà au 3° ! Le trajet se fera en tram, mp3 aux oreilles. Petit coup d’œil aux passagers de temps en temps, il risque fort d’y avoir du monde dans les rues ce soir.

Une demi-heure plus tard nous voilà dans un 20m2 à 6, déjà des verres pleins, vides, posés un peu partout, sur le bureau rempli de DVD et de CD piratés. Ah l’ambiance est encore à la fête, on chambre, on taquine, on aime quoi. On a juste le temps de s’enfiler quelques verres de Ricard (sans glaçons) et de faire une partie de FIFA qu’il faut partir pour un endroit plus grand.
200 mètres à découvert au milieu d’une foule relativement calme et disciplinée (il n’est que 21h, encore tôt vous en conviendrez) et le petit groupe se retrouve au milieu de 15 personnes agitées, ivres pour certaines. Et c’est parti, on discute, on déprime, on rigole, on devient homophobe, raciste, on se mélange, aucun recoin, aucune chaise, n’est réservée pour toute la soirée, le mot d’ordre est la mixité, des personnes, des discutions, des avis… C’est le Beaujolais Nouveau !

Chaque personne présente ce soir-là, dans la rue, les pubs, les bars, chez soi, chez des amis, des inconnus, tout ce petit monde ne vit que pour une seule sensation en ce soir de folies : l’éclate, la vraie, la dure, celle qui fait mal mais qui est dans le même temps aussi jouissive qu’une partie de jambes en l’air.
Ah ces soirées de rassemblements, on se croirait en été, le bon Dieu dans sa miséricorde nous offre un temps splendide rien que pour nous, jeunes, vieux, parents, ados, devenus simples pochards heureux d’être en vie. Dans notre belle société basée sur l’initiative individuelle les différences s’effacent, elle disparaissent comme par enchantement, nous ne formons qu’une seule entité, qui respire et vibre aux mêmes sons et aspire au même objectif : dépasser sa nature timide et devenir un autre le temps d’une soirée, un autre plus beau, plus charmeur, plus blagueur, plus marrant, plus joyeux, plus heureux !

Tiens finalement on trouve l’endroit parfait, un recoin de bar, un comptoir,  un parc, une marche d’escalier… Et on trinque pour plusieurs heures, on chante, on embrasse son voisin, sa voisine, on tire des barres, on gobe, on laisse fondre… Puis viens le moment de la détente, du laisser faire, on arrive enfin, après une semaine de stress à sentir le bonheur nous envahir, couler dans nos veines, le cerveau se libère et se prend à rêver, à imaginer un monde meilleur… L’utopie est à porter de main, elle ne sera jamais aussi proche de nous.
Ah la magie des happy hours, des open bars nous emporte au sommet de toutes les ivresses, il n’y a que de rares moments ou l’on se sent vivre, exister, il faut savoir les saisir mais surtout il faut se battre pour les conserver !

« Oula, déjà 4h du mat’ ? Bon j’me rentre les mecs, j’ai quand même pris bien cher dans la gueule ! » Promis on se refait ça le plus vite possible !

Rien à ajouter.

18 Mars 2009

Je rêve d’un soleil couchant et d’un transat confortable et d’assez bonne qualité pour qu’il puisse supporter mon gros cul. Mais inutile de s’endormir ça n’arrivera pas. Le fait est que, ne le prenez pas mal, j’en ai marre de vous éduquer. Non pas que je prétende avoir une quelconque science infuse, on est tous d’accord.

Personne ne mérite d’être sauvé, d’être éclairé et de trouver au fond de soi telle ou telle sagesse et autre accomplissement personnel . Mon grand-père disait souvent ceci : « Plus con qu’un Français ? Deux Français ! ». Et plus imbécile que toute une race de vertébrés ? Difficile de faire mieux dans le pire. Je devrais me jeter de la première falaise que je croiserai demain, et chacun d’entre nous devrait faire de même. Quoi ? Qu’est ce que j’entends ? Tout n’est pas si noir ? Il y a des raisons d’espérer ? Et le respect de la vie ? L’amour, l’amitié ? La vie est faite de haut et de bas, et c’est certainement ces deux facettes qui la rendent si agréable à supporter. Si j’avais souhaité entendre de telles inepties, je serais allé avoir un curé !

Croire que la situation s’améliorera car l’Humanité a toujours su se préserver avant de s’effondrer totalement c’est aujourd’hui pour moi du même acabit que la croyance qu’ont les Juifs en le retour du Messie.
C’est terriblement lassant d’avoir à donner une opinion, de participer à telle ou telle discussion « intellectuelle ». À croire que personne n’existe s’il n’a pas d’avis sur la question, lamentable. Ça ne sauvera personne nous sommes tous perdus. La prétendue sagesse vendangée par tel prophète ou philosophe, qui, dans un élan d’amour, de générosité, dédaigne nous la faire partager, à nous pauvres décérébrés est tellement pathétique. Enfin le fautif est en juste en face de soi, c’est soi, c’est l’autre, l’ami, le conjoint, le père, la mère… La véritable Sagesse ne s’acquiert pas dans ces conditions, je ne sais pas comment elle s’acquiert, si qui que ce soit en ces terres mérite même d’en apprendre ne serait-ce que le commencement, ou même si elle existe.

Il semble qu’on se soit égaré dès le début, dans le néant qui s’étend à perte de vue, le nihilisme triomphe depuis des lustres. J’en ris parce qu’enfin nous retournerons tous à notre insignifiante et misérable existence. Quel bordel tout de même, dans quoi s’est-on fourré il y a quelques millions d’années ?
Maintenant retournons à nos occupations et tâchons de faire correctement notre travail de destruction tout en remplissant joyeusement nos frigos et nos maisons. Après tout le Soleil a encore 7 milliards d’années d’immenses gaspillages d’hydrogène et d’hélium à nous offrir. Toute personne est digne d’ouvrir les sceaux et de se retrouver face à ce qu’il veut.

Cordialement votre.

Le pays de l’Oubli

24 Février 2009

« Hohoho » le Papa Noël est arrivé quelques semaines en retard chez nos voisins anglo-saxons. Une joyeuse petite famille vient de recevoir une bénédiction de la part de notre Seigneur à tous. Un enfant ! Est-ce l’Enfant ? Une nouvelle immaculée conception ?  Personnellement j’aurais préféré cette première option. Mais non c’est juste un simple couple d’ados ; pubères précoces vraisemblablement, qui ont forniqué, ah les salauds !! Et ils aiment ça en plus au point de montrer leur immense bonheur à tous les tabloïds d’Angleterre.

Mais que fait la Gentry ? Où est donc passée notre belle bourgeoisie moralisatrice ? Nos sociétés sont en train de dépérir à vue d’œil, nous avons besoin de nos classes supérieures pour nous conduire vers le chemin salvateur du travail, de l’effort, de l’épargne, elles ne demandent qu’une seule petite chose en retour, qu’on leur laisse leurs profits et leurs demeures !
Hier soir c’était jour de télé à l’appart’. Et comme vous le savez certainement chez nous c’est l’esprit de la « hupper class » qui prévaut. En bons pseudos futur intellectuels que nous sommes (tous ?) c’est un œil sur la planète qui a débarqué dans cette drôle de boîte qui diffuse des images et des beaux sons. Quelles belles cartes postales tout de même ! On nous vend un pays magnifique, situé aux antipodes des heurts qui secouent la planète. « Pays de la Chance » rien que ça dit donc ! L’Australie enfer des déportés et autres prisonniers est aujourd’hui, le pays du bonheur incarné par la Communauté, l’entraide, l’esprit d’entreprise, de réussite et bien sûr par notre Seigneur Tout Puissant Jésus-Christ ! Une terre bénie, ou de culs bénis ? Ca dépend de tout un chacun ça.

Passons sur le génocide des vrais Australiens, les Aborigènes, des excuses ont été prononcées au Nom du Gouvernement. Tout est derrière l’Australie maintenant, qui est désormais une terre cosmopolite. Il n’y a plus d’expropriations forcées, sans dédommagements, ni de profanation de sites sacrés pour le compte des sociétés minières ! Les Australiens n’ont pas d’assistés comme c’est le cas chez nous, et oui là-bas au loin, on aime la réussite d’autrui, on ne l’envie pas, on le félicite chaleureusement au contraire ! Il n’y a que des tribus Aborigènes qui vivent d’allocations, qui sont rongées par l’alcool et qui sont vraisemblablement exclus de la vie sociale et productive du pays.
L’Australie est un pays de tolérance absolue, comment faire autrement ? C’est une terre d’accueil depuis le XVIIIe° siècle ! Quel magnifique exemple pour le reste de l’humanité, chacun est le bienvenu aux Antipodes. Il n’y a rien à dire sur le péril jaune exploité par les différents gouvernements des années 70, ce n’est qu’une chimère venue d’un autre temps, aujourd’hui révolu, et il est absurde de dire que l’Australie fut un pays d’Apartheid et l’est encore un peu actuellement. Ou que l’immigration choisie est appliquée dans sa version la plus aboutie sur la planète, nul besoin de 120 points pour avoir son eldorado occidentalo-asiatique.

L’Australie est certes un pays magnifique, grandiose et en quelques sortes magique, mais il n’est pas à l’abri de l’actualité mondiale et comme dans tous les pays du monde, il se trouve des personnes, des gens au quotient intellectuel un brin en dessous de la moyenne nationale pour faire peur aux nouveaux arrivants et proclamer que l’Australie est une terre que leurs ancêtres se sont battus pour avoir. D’un côté des fusils et autres armes modernes, de l’autre des arcs et des flèches, mais ne nous égarons pas, il s’agit bien d’une bataille…Gagnée d’avance.

Pour ma part je préfère encore vivre dans un pays décadent, rongé par le chômage massif et une horde d’assistés et qui se cherche une croissance depuis 30 ans. C’est une question de point de vue, mais, il est important de ne pas renier son histoire et surtout d’assumer pleinement la responsabilité des actes de nos prédécesseurs.

Dear Pope

23 Janvier 2009

L’affaire commence à faire grand bruit. Le Pape Benoît XVI est depuis plusieurs jours en train de travailler sur la réintégration au sein de l’Eglise Catholique des 4 Evêques ordonnés par l’ultraconservateur Monseigneur Lefebvre. Leur excommunication par Jean Paul II avait provoqué un mini-schisme.
Cependant voilà, le Vatican manque de bol, Monseigneur Williamson, l’un des 4 vient de se livrer à une petite interview ou il affirme qu’il n’y a pas eu d’extermination des Juifs, tout au plus 200 à 300 000 Juifs sont morts dans les camps de concentration, pas de chambre à gaz donc.

Selon les dernières rumeurs, le Pape a donc décidé d’annulé cette réintégration. Je ne savais pas la Papauté à l’écoute de la presse internationale ou sujette à de quelconques influences extérieures.
Le Vatican reste une théocratie, il n’y a pas de démocratie, le Pape est le Chef Suprême de l’Eglise mais aussi des restes de ses Etats. Il dispose de conseillers, mais la décision finale lui appartient sans aucune possibilité de recours. Une chose me fait doucement rigoler ; la quasi-totalité de la presse mondiale et une grande partie de l’opinion voient en Benoît XVI un conservateur (messe en Latin, son passé en Allemagne…).

Évidemment qu’il est un conservateur, il est même en quelque sorte anachronique. Il ne fait que suivre ce que la foi catholique enseigne, il se réfère aux textes. Il faut comprendre que le Pape n’est pas une personne ordinaire, il n’est pas tenu d’adapter son action, ses discours à la mode du temps, il est le descendant de Saint Pierre, le représentant des idéaux, de la foi catholique. Ce n’est pas un homme politique sujet à son électorat, ni à la durée d’un mandat, il n’a pas forcément de promesses à tenir. D’ailleurs avez-vous déjà-vu un Pape tenir un véritable programme lors de son intronisation ? Pas moi.

Il me semble que la planète n’a pas encore achevé le deuil de Jean Paul II. Son action a considérablement rénové l’Eglise et le Pape, voyageur, réconciliateur a ancré la fonction papale dans l’ère moderne (même si le Concile Vatican II a marqué le début de l’ancrage de l’Eglise dans le XX° siècle). Alors on a cru que le prochain Pape poursuivrait et améliorerait l’action du défunt. C’était oublier combien l’élection d’un Pape est secrète, obscure et combien elle est imperméable aux évènements qui secouent la planète. Les Cardinaux n’ont aucun compte à rendre aux fidèles, ni à un quelconque gouvernement pour choisir leur nouveau Maître.
Il faudra s’habituer, Benoît XVI fait parti de la vieille garde catholique et il compte bien profiter de sa qualité de Chef de l’Eglise pour la ramener vers ses fondamentaux et ses traditionalismes, notamment pour contrer l’influence grandissante de l’Islam.

On dirait que tout fout le camp très cher.

19 Janvier 2009

À quand la suite ? C’est en somme le dernier commentaire que j’ai pu recevoir. Allons quelle jeunesse impétueuse si difficile à dompter, contrôler, libérer même. Il vous faut donc une suite, un nouvel article en pleine période de fêtes ? On ne me fera pas croire que j’ai eu droit à une attention particulière sur Internet. Tout un chacun a déjà la tête bien ailleurs pour s’encombrer le lobe droit, ou gauche j’ai oublié avec toutes ces lignes qui se noient dans le flot de données de la planète Google, ou de la Galaxie Firefox !

En fin de compte cette suite tant attendue par un microcosme m’a donné quelque chose d’intéressant à exploiter ! La question n’est plus « quand » mais devient « quelle, quoi ». Oui à l’heure actuelle c’est quoi la suite ?
Tout semble foutre le camp à la vitesse sans cesse améliorée du TGV, quasiment chaque citoyen ne sait plus sur quel pied danser. Un jour, la planète s’écroule, un autre la technologie, la science…Montrent le formidable potentiel sans cesse renouvelé dont dispose l’Humanité.
Soyez rassuré ! Je n’écris peut-être pas, mais je lis, oui je lis beaucoup depuis environ un petit mois. Erik Orsenna m’a ramené à une réalité radicale, nécessaire, bénéfique pour qui lira son livre : « L’avenir de l’eau ». Pour nous petits « paresseux » de l’Occident l’Eau est on ne peut plus quelque chose d’inné, de normal. Or elle est bien plus que cela, l’Eau c’est la vie, c’est la source de tout sur notre belle planète bleue. Et pourtant combien de personnes n’ont pas accès à ce « bien commun » ? Combien n’ont pas la possibilité d’être raccordé au réseau, de bénéficier de systèmes d’assainissements ? La majorité de l’Humanité. Enfin je dis ça, je dis rien, bien des gens le savent déjà et je ne suis point l’exemple d’éco-citoyen qu’on pourrait attendre ! Retenez deux choses, le principe « d’eau virtuelle » et que 13600 litres d’eau auront été dilapidés lors de l’achat d’un kilo de bœuf.

L’exemple de l’eau n’est pas unique, il m’a simplement paru le plus adéquat et aussi parce que c’est le plus récent sur lequel j’ai pu me documenter ☺ .

L’eau est l’exemple formidable pour délivrer un constat : Nous sommes tous dans la merde ! Et pire que tout nous sommes tous égocentristes et chaque moment passé est ramené à sa toute petite et insignifiante personne. Vous voulez une preuve ? Lisez, je me plains ! En fin de compte l’Histoire, la Philosophie, la Science, la Métaphysique ne nous ont rien appris. Ou plutôt en règle générale nous n’avons pas écouté. Le bas peuple craint pour son salaire et sa maigre épargne qui fond comme neige au soleil, et pourtant depuis 60 ans Juifs et Arabes s’entretuent sur la Terre Promise, qui n’a qui n’a de promise que le nom, réservant l’Enfer, la Dévastation, l’Horreur pour plus de 10 millions d’êtres humains.

La communication a disparu, le verbe, la langue aussi, tous deux remplacés par des signaux et autres abréviations abjectes. L’Occident se réfugie dans le virtuel, il est tellement plus plaisant d’être une célébrité sur Second Life qu’un anonyme dans le monde réel. Est-ce goûter aux plaisirs de la vie ça ? Foutaises ! En Orient on se noie dans la haine et le souvenir d’un passé glorieux et l’on devient revanchard en oubliant toutes les catastrophes engrangées par l’esprit de domination.
Il n’y a pas si longtemps Internet devait apporter la démocratie, qu’est ce qu’on récolte ? Toutes les perversions possibles et inimaginables que l’on peut créer pour arrondir ses fins de mois ou pour éviter de travailler, l’homme jadis laboureur, travailleur et constructeur s’adonne désormais aux plaisirs d’être libérer de ses chaînes. Balivernes ! Nous n’avons fait que choisir une nouvelle forme d’aliénation, plus subtile, plus personnalisable et beaucoup plus dévastatrice.

Il y a un avant et un après, autrefois pouvoir politique et pouvoir religieux allait de pair, intimement lié et auto dépendants. À l’aune du XXI°siècle le fait religieux a disparu, du moins dans certaines régions du globe. Mais la encore qu’avons-nous reçu ? Une interdépendance totale entre l’entreprise et le politique. Les marques commerciales sont devenues nos nouvelles religions, nos nouvelles reliques, sacrées, vendues à prix d’or tel un artefact unique !

Dans quelle galère s’est-on mis ? Quand avons-nous cesser de regarder par la fenêtre pour n’apercevoir que notre propre reflet auréolé d’une autosatisfaction dérisoire et inutile ?

Demain reste un autre jour…